Les expositions temporaires


Exposition « Histoires d’argile autour du Pont du Gard»
Potiers et tuiliers entre Rhône et Gardon, de l’Antiquité au 20e siècle
Du 22 juillet au 26 novembre 2017
   
De Meynes à Théziers, de Castillon-du-Gard à Fournès, l’argile abondante entre Rhône et Gardon a toujours été exploitée pour fabriquer vaisselle, tuiles, briques, pots de fleurs... Des potiers et tuiliers gallo-romains aux poteries, tuileries et briqueteries du 20e siècle, des carrières d’argile aux fours et aux productions, l’exposition présente l’état des recherches inédites menées par l’archéologue Freddy Thuillier sur l’activité céramique dans ce territoire.

Commissariat scientifique : Freddy Thuillier, Docteur en archéologie, archéologue professionnel, chercheur rattaché au Centre Camille-Jullian (Aix-Marseille Université)

Un catalogue est publié à l’occasion de l’exposition :
Histoires d’argile autour du Pont du Gard
Textes : Freddy Thuillier
28 p., prix de vente 6 €
En vente sur place au musée et par correspondance

Découvrez l'exposition présentée par Freddy Thuillier dans l'émission " Fréquence Musées " sur radio Fuze !
 





Exposition David Maes, "Offrandes inégalables"
du 30 septembre au 31 décembre 2016

Depuis 2010, le musée d’Uzès a le plaisir de s’associer à la biennale de l’estampe organisée par l’association SUDestampe dans divers lieux du Gard.

Cette année notre invité est David Maes, peintre et graveur de renommée internationale (ses oeuvres figurent dans les collections de la BNF et de nombreux musées français et étrangers), qui a longtemps vécu en Uzège.
Il a choisi d’investir la salle Gide pour y présenter ses estampes spécialement réalisées pour l’exposition, librement inspirées par deux livres d’André Gide : Thésée et Et nunc manet in te.
A partir de ce dernier texte, consacré à la mémoire de Madeleine Gide, l’épouse de l’écrivain, David Maes s’attache à la trop discrète figure de celle qui écrivit à son mari : « Ma part a été très belle. J’ai eu le meilleur de ton âme, la tendresse de ton enfance et de ta jeunesse. Et je sais que, vivante ou morte, j’aurai l’âme de ta vieillesse. » 

I Am a Wonder : Among Flowers (Pour Madeleine), pointe sèche, 2016



David Maes : Quelques mots à propos des gravures présentées au musée Georges Borias

Deux livres de Gide ont attiré mon attention, Thésée (1946) et Et Nunc Manet in Te (1951). Le thème du sacrifice parcourt ces deux livres, et c’est à partir de ce thème que j’ai choisi de travailler. Sacrifice compris dans sa double acception : celle de l’offrande faite à une divinité, celle du renoncement volontaire à quelque chose ou à quelqu’un.
  
Offrande 
Dans Thésée, Gide bâtit un récit autour de ce personnage complexe de la mythologie grecque. Thésée est celui qui réussit à tuer le Minotaure, ce monstre possédant le corps d’un homme et la tête d’un taureau, né des amours de Pasiphaé et d’un taureau blanc envoyé par Poséidon. Le Minotaure fut enfermé par le roi Minos dans le labyrinthe, situé à Cnossos (Crète) et concçu par Dédale, afin qu’il ne puisse s’en échapper et que nul ne découvre son existence.
Lors d’une guerre provoquée par la mort d’un des fils du roi Minos, Athènes est affamée par un terrible siège qui ne prend fin qu’à partir du moment où les Athéniens proposent à Minos de choisir le tribut qu’il veut pour le lever. Minos exige alors que tous les neuf ans, Egée, roi d’Athènes et père de Thésée, lui livre sept jeunes hommes et sept jeunes femmes qui seront sacrifiés au Minotaure. Thésée se porte volontaire. 
C’est à partir de cette histoire de sacrifice de quatorze jeunes personnes que j’ai choisi de réaliser quatorze portraits de jeunes gens que je connais ou que j’ai eu l’occasion de croiser. Une partie de cette série de portraits occupe un des murs de la salle André Gide. Parmi ces portraits se trouve une gravure du Minotaure que j’ai réalisée en 2002 pour l’exposition « Le Minotaure » qui a eu lieu à la Chapellle des Jésuites à Nîmes.

Renoncement
 Face à ces portraits se trouve un grand triptyque : I am a Wonder : Among Flowers. Cette gravure est dédicacée à Madeleine Gide, femme d’André Gide et le sujet de Et Nunc Manet in Te (ce titre est tiré d’un poème de Virgile, le Culex, et signifie « Et maintenant elle survit en toi »). Ecrit peu après la mort de Madeleine, Et Nunc Manet in Te apparaît comme une sorte de confession dans laquelle Gide dresse le portrait de sa vie conjugale, son côté « impossible » dû à son homosexualité. Pour cette raison, mais pas seulement, Madeleine a passé sa vie dans une forme de renoncement au point où elle en devient presque absente.
I am a Wonder : Among Flowers n’est pas un portrait de Madeleine, mais une tentative de lui donner une certaine présence dans cette salle dédiée à son mari.

David Maes, septembre 2016 








Exposition "André Gide et Uzès"



Aux racines de la famille Gide



Exposition du 27 juin au 11 octobre 2015



L’écrivain André Gide (1869-1951) se revendiquait issu « d’un père Uzétien et d’une mère Normande ». S’il n’est pas né à Uzès, il a séjourné régulièrement dans la ville natale de son père. Ces séjours d’enfance l’ont marqué profondément. L’exposition se propose de montrer l’empreinte d’Uzès dans l’œuvre de Gide et de retracer l’histoire de sa famille paternelle, notables protestants en Uzège.

Les photographies réalisées par Jean-Pierre Loubat spécialement pour l’exposition apportent un regard contemporain sur les lieux évoqués par André Gide.



Publications
 

Catalogue « André Gide et Uzès, aux racines de la famille Gide »
Textes de Brigitte Chimier, Jean-Christophe Galant et Daniel Moutote.
Publié avec le soutien de la Fondation Catherine Gide.
30 p. couleur, prix de vente 6 €.



Portfolio « Ô petite ville d’Uzès », 9 photographies noir et blanc de Jean-Pierre Loubat
Tirage limité à 26 exemplaires numérotés, prix de vente 90 €.
En vente par souscription aux éditions IFYP, editionsifyp@gmail.com




Animations
 

Balades en calèche sur les traces d’André Gide

Pendant l’été seront proposées des visites guidées comprenant la visite de l’exposition au musée et un circuit en calèche avec l'écurie Font Clarette pour découvrir les lieux liés à la famille Gide à Uzès.
Les jeudis 2 et 9 juillet, 20 et 27 août, 3 septembre, de 16h30 à 18h30. Sur réservation, tarif 5€ / personne.
Nombre de places limité à 10 personnes par visite. Réservation uniquement par téléphone au 04 66 22 40 23 aux heures d’ouverture du musée (pas d’inscription par répondeur), jusqu’à la veille de la visite.



Ouverture nocturne le 25 septembre

A l’occasion de la miNuit Blanche organisée à Uzès par l’association « Et Alors l’Art », l’exposition sera ouverte de 20h à 23h le vendredi 25 septembre 2015 (entrée libre). Le photographe Jean-Pierre Loubat présentera ses œuvres  et son portfolio « Ô petite ville d’Uzès ».









Exposition « Double Vue »

Florence Barbéris et Mireille Laborie revisitent le musée d’Uzès


Exposition du 3 octobre au 31 décembre 2014



Depuis 2010, le musée d’Uzès a le plaisir de s’associer à la biennale de l’estampe organisée par l’association SUDestampe dans divers lieux du Gard.



Cette année deux artistes sont invitées, Florence Barbéris et Mireille Laborie. Elles ont choisi de s’infiltrer dans les collections du musée et d’en proposer des versions bien personnelles. Les visiteurs vont voir double dans les vitrines, entre les objets anciens et les variations contemporaines imaginées par le duo de créatrices… Sauront-ils reconnaître leurs interventions ? Un véritable jeu de piste à travers les salles du musée, pour voir les collections d’un autre œil !



L’inauguration de l’exposition s’inscrit dans la « MiNuit Blanche » proposée par l’association « Et Alors l’Art », le vendredi 3 octobre 2014 jusqu’à minuit : un parcours nocturne dans les rues d’Uzès, pour découvrir différentes propositions artistiques : concerts, installations, actions théâtrales…



 « MiNuit Blanche » : inauguration de l’exposition et ouverture nocturne de 20h à 23h, vendredi 3 octobre 2014


Programme complet de la Biennale 2014 SUDestampe sur www.sudestampe.fr

Programme de la MiNuit Blanche sur http://minuitblancheuzes.over-blog.com/
 



Melchior Doze, dessinateur
Projets pour les églises du Gard

Etude de tête et de mains, sanguine sur papier
Collection musée Georges Borias, Uzès

Exposition du 3 octobre au 31 décembre 2013

 
 A l’occasion du centenaire de sa disparition, l’exposition propose de redécouvrir un artiste né à Uzès, Melchior Doze (1827-1913). Ce peintre a puisé son inspiration dans les thèmes religieux. Il a notamment réalisé des peintures pour de nombreuses églises du Gard, tableaux isolés comme à la cathédrale de Nîmes mais aussi ensembles de décors, notamment à Saint-Gervasy, Sumène, Marguerittes.
L’exposition présentera les dessins préparatoires pour certaines de ces compositions, permettant d’apprécier le talent de dessinateur de Doze et sa sensibilité dans ces œuvres moins apprêtées que les réalisations finales.
Exposition réalisée grâce à des prêts du musée des Beaux-Arts de Nîmes et de collections privées.


 
 
Vivre en Uzège il y a 4000 ans
Poteries, fouilles Archéa, La Capelle

Exposition du 12 septembre au 30 décembre 2012

Depuis une vingtaine d’années, des fouilles menées dans la région d’Uzès ont permis de trouver la trace des habitants d’il y a 4000 ans. Comment vivaient-ils au quotidien ? et quelles étaient les caractéristiques de leur culture, la culture de Fontbouisse (2800 à 2400 av. JC) ?

Nommée d’après le site du Gard qui a permis de la caractériser, la culture de Fontbouisse est une forme de civilisation spécifique au Languedoc, dans la lignée de la « révolution du Néolithique », initiée à partir du 6e millénaire avant notre ère (développement de l’élevage et de l’agriculture, sédentarisation). Ses représentants s’installent dans les garrigues, dans des enclos de pierre sèche englobant habitations et troupeaux. Ils maîtrisent divers artisanats : tissage, vannerie, céramique. Ils réalisent aussi les premiers essais de métallurgie du cuivre.

La culture de Fontbouisse est particulièrement bien représentée en Uzège. Les fouilles menées sous le contrôle du Service Régional de l’Archéologie durant les années 1980-90 par l’association Histoire et Civilisation de l’Uzège, et actuellement par l’association Archéa, permettent de proposer une présentation de la culture matérielle de cette période.
Faisant un clin d’œil aux magazines d’architecture et de décoration, l’exposition mettra en vedette une « maison-témoin » préhistorique fouillée par Archéa à La Capelle et Masmolène, avec les nombreuses céramiques qui en proviennent, dont un étonnant fourneau.

L’exposition sera aussi l’occasion d’un hommage à Albert Ratz, animateur de l’association Histoire et Civilisation de l’Uzège, décédé en 2010.
 
- Visite guidée gratuite les 15 et 16 septembre à 17h, « Il était une faim » :
se nourrir au Néolithique. Dans le cadre des Journées du Patrimoine.

- Conférence de François Féraud le samedi 29 septembre à 17h (médiathèque) : les fouilles de l’association Archéa à La Capelle et Masmolène

Retrouvez l’exposition dans l’émission « Fréquence Musées » du mois d’octobre, sur Fréquence Uzège (www.frequenceuzege.com)




André Gide, un album de famille
100 photos commentées par Catherine Gide et Jean-Pierre Prévost

Exposition du 29 juin au 25 septembre 2011
André Gide et sa fille en 1940

Ces photos, pour beaucoup inédites, nous racontent une histoire peu banale. Elle commence en 1899.
André Gide, le jeune auteur de Paludes, a trente ans et il est marié à Madeleine Rondeaux, sa cousine, qui vit seule en Normandie. Dans un Salon, à Paris, il rencontre le peintre néo-impressionniste belge Théo Van Rysselberghe et sa femme Maria. C’est le début d’une grande, belle et fidèle amitié, plus spécialement avec Maria, qui ne s’achèvera qu’à la mort de Gide en 1951.
Gide voyage, souvent en compagnie de Maria et Théo, Gide écrit, Gide multiplie les rencontres importantes, Roger Martin du Gard, Jean Schlumberger, tant d’autres, Gide aime la compagnie des jeunes garçons, Gide est amoureux de Marc Allégret, le futur cinéaste dont il sera l’éducateur … Tout ce que fait Gide, tout ce que pense Gide, Maria - dite « la Petite Dame » - le consignera au jour le jour dans des cahiers qu’on appellera plus tard les « Cahiers de la Petite Dame »
Maria et Théo ont une fille, Elisabeth, âgée de neuf ans en 1899, qui a pour l’écrivain une grande affection, une affection d’ailleurs partagée et qui ne se démentira jamais.
Qui peut alors imaginer que vingt ans plus tard, en 1922, Gide et Elisabeth choisiraient en toute liberté de donner naissance à un enfant, hors de toute union officielle ? Une facétie du destin ou une volonté d’affirmer l’un et l’autre leur goût absolu de l’indépendance ?
Cet enfant naît le 18 avril 1923. Gide espérait bien sûr un garçon … ce sera une fille, Catherine. L’identité de son père n’est alors connue que de quelques initiés ; et Catherine elle-même l’ignorera jusqu’à l’âge de treize ans.
« Familles je vous hais » avait écrit Gide. Gide va devenir un père attentif et aimant, à sa façon, puis un grand-père comblé de quatre petits enfants. Et Catherine sera, avec sa grand-mère Maria – la « Petite Dame » –, le témoin privilégié de ce climat de ferveur hors normes si cher à l’auteur des Nourritures terrestres.
Cet « album de souvenirs », présenté ici en exposition, est extrait d’un livre accompagné d’un DVD, et composé d’archives privées réunies et commentées par Catherine Gide et Jean-Pierre Prévost. Il trace les contours de cette singulière famille, et nous fait découvrir cinquante ans de la vie d’un Gide intime et voyageur entouré de ses proches et de ses amis.


Le fonds Gide au musée d’Uzès
Le musée Georges Borias conserve un fonds, unique au monde, consacré à André Gide, dont la famille paternelle était originaire d’Uzès. Ce fonds est constamment enrichi par des acquisitions (achats, dons), en particulier grâce au soutien de Catherine Gide. Régulièrement, des expositions temporaires viennent mettre en lumière différentes facettes de l’écrivain et de son œuvre.

Autour de l’exposition, à la médiathèque d’Uzès
La médiathèque se joint à cette manifestation avec la projection de films sur André Gide, du 19 au 30 juillet. Le samedi 3 septembre, elle accueille également une conférence de Jean-Pierre Prévost.

Vernissage de l’exposition et signature du livre le 29 juin 2011 à 18h30
Conférence de Jean-Pierre Prévost à la médiathèque d’Uzès le 3 septembre 2011 à 17h



100 ans, le bel âge. Centenaire du musée d’Uzès
Exposition du 28 septembre au 31 décembre 2010
Déjà cent ans ! En juillet 1910, s’ouvrait dans les locaux de l’Hôtel de Ville d’Uzès un double musée. Double parce qu’issu de deux projets : celui d’un musée de peinture et de sculpture, voulu par le peintre José Belon, et celui d’un Muséon Uzétien (musée des traditions locales, sur le modèle du Muséon Arlaten créé par Frédéric Mistral à Arles), fondé par le poète Albert Roux.

La guerre, puis les décès des fondateurs, avaient quelque peu cassé le bel élan des débuts.. Après une période d’abandon, aggravé par la deuxième guerre, Georges Borias sauva de la disparition le musée qui porte désormais son nom. Grâce à ses efforts et à ceux de ses successeurs, soutenus par l’association des Amis du Musée, c’est un musée ressuscité et enrichi qui fête son centenaire.

L’exposition retrace cet historique et présente les collections fondatrices du musée, tel que les Uzétiens pouvaient le découvrir il y a cent ans.
Venez voir le chemin parcouru, et souhaiter longue vie au musée !



Pour l’amour de la science :
Ulysse Dumas (1872-1909), archéologue et photographe

Exposition du 5 octobre au 31 décembre 2009


Il y a cent ans disparaissait un personnage peu ordinaire : Ulysse Dumas, pionnier de la recherche archéologique en Uzège.
Simple agriculteur, né à Baron, entre Uzès et Alès, il était devenu un spécialiste de la Préhistoire dans notre région. Il sut faire partager son enthousiasme à de jeunes Uzétiens qui formèrent sous sa direction en 1903 le Groupe Spéléo-Archéologique d’Uzès. Hélas le décès précoce d’Ulysse Dumas à 36 ans, en 1909, puis la guerre de 1914-1918 sonnèrent le glas du petit groupe…

Organisée grâce aux prêts des descendants d’Ulysse Dumas et des musées de Nîmes, l’exposition retrace l’aventure de ces gens ordinaires, saisis par la passion de l’archéologie…

Elle présente aussi une facette moins connue de la personnalité d’Ulysse Dumas : son œuvre de photographe. Donnés par ses descendants, des dizaines de négatifs sur plaques de verre conservent les portraits des proches d’Ulysse Dumas : toute une tranche de vie en Uzège autour de 1900…
En contrepoint, la photographe uzétienne Catherine Tauveron nous livre un regard contemporain : interprétations à partir des négatifs d’Ulysse Dumas et dialogue avec ses propres images.

Catalogue : "Ulysse Dumas (1872-1909) et le Groupe Spéléo-Archéologique d'Uzès", 32 p. couleur, prix 6 euros.



Pichon à Uzès, deux siècles de céramique
Collection Jean-Paul Pichon
A partir du 16 septembre 2008


Depuis deux siècles, la famille Pichon fabrique à Uzès des poteries extraor-
dinaires. Le savoir-faire Pichon, transmis de génération en génération, a donné naissance à des créations raffinées : coupes tressées, décors en relief et surtout les fameuses «terres mêlées», un mélange unique de terres colorées dans la masse donnant l’effet d’un marbre aux veines multicolores.
Le musée d’Uzès possédait déjà plusieurs poteries signées Pichon. Monsieur Jean-Paul Pichon, descendant de la célèbre famille de potiers uzétiens, a été séduit par leur qualité.
C’est ainsi qu’il a accepté de mettre sa collection de céramiques en dépôt au musée d’Uzès, jugeant qu’elle pouvait dignement figurer dans ce lieu, qui l’accueille pour une durée de cinq ans, renouvelables si affinités !
De magnifiques pièces montrent l’évolution des formes et des techniques, des origines aux créations récentes, dans le respect de la tradition familiale. Vaisselle de table, vases, bonbonnières, unis ou en terres mêlées… tous sont représentés pour le plus grand bonheur des amoureux de la céramique.


Publication
Le début de l’exposition coïncide avec la parution du livre « À Uzès, une famille de potiers, les Pichon », Lucie Editions, collection Céramique, 84 pages couleur.
Renseignements :
Lucie Éditions, 34 bis rue Clérisseau, 30 000 Nîmes, tél./fax : 04 66 29 10 04, courriel : contact@champsocial.com





Délectables chimères
Exposition « Agnès Gomez »
Du 27 juin au 31 août 2008


Selon la définition du Conseil international des musées (ICOM), le musée est un lieu « d’éducation et de délectation ». L’une ne va pas sans l’autre : la visite d’un musée, si instructive qu’elle soit, ne laisse un souvenir durable que si elle touche à l’émotion.

En rassemblant des objets très divers, naturels ou artificiels, les musées condensent aussi toute une somme d’anecdotes, de légendes et de souvenirs. Derrière les classifications rationnelles, l’imaginaire est partout présent, prêt à envahir les visiteurs réceptifs.

Agnès Gomez a su percevoir cette part de rêve dans les salles du musée d’Uzès. Exemple parmi d’autres d’un musée « encyclopédique » du siècle dernier, il réunit des collections très variées, allant des fossiles à la poterie de l’Uzège et de l’archéologie à la peinture.

Les chimères créées par Agnès Gomez se fondent tout naturellement dans cet ensemble, dont elles renforcent le caractère à la fois incongru et poétique. Sirènes et autres créatures mi-insectes mi-végétales, survivants d’on ne sait quel cataclysme, se glissent dans les vitrines parmi les fossiles et les pipes en terre de Saint-Quentin. Le musée retourne ainsi vers sa forme primitive, celle des « cabinets de curiosités » créés pour la délectation des amateurs, à une époque où science et imaginaire n’étaient pas encore séparés.

Disséminées au sein du musée comme un jeu de piste, les œuvres d’Agnès Gomez invitent les visiteurs à partager cette délectation au fil des salles, tout en redécouvrant les collections permanentes.
Ainsi que l’écrit l’artiste, « En bouleversant ainsi leur environnement familier, je souhaite que mon intervention permette de mieux voir les œuvres, qu’elle en révèle la beauté singulière, pour retrouver en quelque sorte l’émotion des premiers visiteurs du musée. Réactiver le regard artistique, en somme. »




« Au fil de la patience, Collections textiles du musée d’Uzès »
Exposition du 11 septembre au 30 décembre 2007

Le musée Georges Borias rend hommage à la patience et au talent de «petites mains» anonymes : couturières, brodeuses, dentellières… L’éducation des jeunes filles d’autrefois les préparait dès le plus jeune âge à la pratique de ces «ouvrages de dames», seul domaine où il leur était permis d’exprimer leur créativité.
L’exposition permet de redécouvrir les collections textiles du musée, rarement exposées en raison de la fragilité des tissus : robes de baptême, vêtements et lingerie féminine d’autrefois, pièces de dentelle, etc.. Elle présente aussi des outils tels que nécessaires à coudre, machine à coudre et fers à repasser anciens.








«De l’art exotique aux arts premiers. Objets africains et océaniens du musée d’Uzès »
Exposition du 12 septembre au 31 décembre 2006


Parmi les collections variées du musée Georges Borias - de la peinture « Belle Epoque » à l’archéologie, et de la poterie de l’Uzège aux souvenirs d’André Gide - se glissent quelques objets de provenance lointaine, qui ne manquent pas d’intriguer les visiteurs.
L’exposition « De l’art exotique aux arts premiers » se propose de retracer l’historique de ces objets, lié au passé colonial de la France.

Créé en 1910, le musée d’Uzès accueille dès l’origine des objets africains. En 1947, le conservateur Georges Borias organise une grande exposition d’art « exotique » ; par la suite il obtient de nouveaux dons d’objets provenant d’Afrique et d’Océanie. L’objectif de cette politique d’acquisition volontariste est de montrer l’apport culturel dû à la présence à Uzès de nombreux anciens cadres de l’administration coloniale.

Après la décolonisation, quel regard porter désormais sur cet ensemble disparate ? Il n’y a d’unité ni dans les provenances, ni dans les types d’objets, ni dans leur qualité (des objets traditionnels, parfois anciens, côtoient des productions récentes d’artisanat pour touristes).

L’exposition sélectionne les objets les plus authentiques et les plus significatifs, provenant d’Afrique de l’Ouest (Côte-d’Ivoire, Mali, Guinée) et Centrale (Congo), ainsi que de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Elle évoque aussi d’illustres voyageurs aux origines uzétiennes : le duc Jacques de Crussol et l’écrivain André Gide, explorant le Congo à trente ans d’intervalle…

Loin d’avoir la prétention de rendre compte de l’art africain et océanien tout entier, cette exposition nous parle de notre rapport à l’Autre, et de notre passé colonisateur. Sans réécrire l’Histoire, mais en rappelant qu’à côté de la domination politique et culturelle, il y eut aussi la rencontre d’autres formes d’art, d’autres sensibilités. Le renversement actuel des appellations, de l’art dit « primitif » aux « arts premiers », en dit long sur cette fascination grandissante de notre culture pour les autres, comme en témoigne également l’ouverture récente du musée du quai Branly…

Catalogue :
De l’art exotique aux arts premiers. Objets africains et océaniens du musée d’Uzès. 2006. Textes de Fabien Laty. 32 p., 25 ill. couleur. Prix : 6 €.






« Des bijoux dans les tranchées »
Exposition du 4 octobre au 31 décembre 2005

 

En partenariat avec la 4e Biennale du Bijou contemporain
Du 4 au 30 octobre 2005, divers lieux à Nîmes et Uzès


Le musée d’Uzès est heureux de s’associer pour la première fois à la Biennale du Bijou contemporain de Nîmes, en présentant une exposition sur le thème des « bijoux de poilus ».

Ces objets (bagues, médaillons, briquets…) faits de métaux de récupération furent fabriqués par les soldats dans les tranchées pendant la première Guerre mondiale.

Le musée d’Uzès possède un certain nombre de ces bijoux, ainsi que des outils ayant servi à leur fabrication. Ce fonds sera complété par des prêts provenant de musées et de collections privées, exposés du 4 octobre au 31 décembre 2005.
Pendant la durée de la Biennale du Bijou contemporain (du 4 au 30 octobre), ces pièces historiques seront confrontées aux créations de bijoutiers contemporains, Thierry Vendôme et Pierre Cavalan, travaillant sur des thèmes proches : métaux de récupération, univers des médailles et des insignes militaires…

L’exposition permettra ainsi un dialogue entre le patrimoine et la création, entre l’éternité du musée et l’événement de la Biennale. Elle soulignera aussi les différentes significations du bijou, de la plus officielle à la plus intime : document historique, témoignage de bravoure ou de patriotisme, expression de créativité et d’habileté manuelle, gage d’affection envers l’être aimé…




«Les Ornements de la Foi – Tableaux religieux de la cathédrale d’Uzès»
Exposition du 3 mai au 4 septembre 2005


Noël Coypel :
l'Ancien et le Nouveau Testament
Le patrimoine religieux d’Uzès est à l’honneur cette année. En lien avec l’exposition à la Médiathèque d’Uzès « Un livre, une foi, une ville. Le Bréviaire manuscrit d’Uzès de 1472 », le Musée Georges Borias présente un ensemble de tableaux provenant de la cathédrale d’Uzès.

Habituellement conservées dans les sacristies de la cathédrale (non visitables), ces peintures sont exceptionnellement montrées au public pendant quatre mois. Il s’agit de tableaux à sujets religieux, essentiellement des XVIIe-XVIIIe siècles, bien représentatifs de l’art de la Contre-Réforme, ainsi que de portraits d'évêques d'Uzès.



A l’occasion de l’exposition, un guide des peintures visibles en permanence dans les églises d’Uzès est publié :
Guide des tableaux des églises d’Uzès.
40 p., 18 ill. couleur. Prix : 6 €.








« La Médecine à Uzès autrefois »
Exposition du 12 septembre au 31 décembre 2004


Dans le cadre des Journées du Patrimoine 2004, le musée Georges Borias présente une exposition-dossier sur l’histoire de la médecine.
Des objets et documents provenant des collections du musée et des archives municipales retracent l’évolution de la médecine à partir du XVIIe siècle. L’exposition permet de comprendre l’organisation des professions médicales et, en particulier, des pharmaciens, dont le plus célèbre fut l’Uzétien Moïse Charas, avec ses remèdes aux recettes surprenantes…
Façade de l'hôpital
par Rouvière, 1785
La lutte contre les épidémies ainsi que l’organisation de l’hôpital d’Uzès sont également évoquées.



Des visites guidées exceptionnelles gratuites de l’exposition du musée et de la chapelle de l’hôpital d’Uzès (XVIIIe siècle, décor classé) sont proposées samedi 18 et dimanche 19 septembre 2004 : départs à 15h00 et 16h30 du musée.






« Désir du Sud. André Gide, Rudolf Lehnert et le Maghreb »
Exposition du 4 mai au 29 août 2004


« Le souvenir et le désir du Sud m’obsédaient » (L’Immoraliste).

Lorsque André Gide s’embarqua pour la Tunisie et l’Algérie en 1893, pressentait-il que ce voyage allait le révéler à lui-même ?
La terre africaine fut pour lui une nouvelle Arcadie et le lieu d’une véritable renaissance. Cet éblouissement, renouvelé par de fréquents voyages jusqu’en 1903, est sensible tout au long de son œuvre : Les Nourritures terrestres (1896), El Hadj (1899), L’Immoraliste (1902), Amyntas (1906), Si le Grain ne meurt (1921)…


Rudolf Lehnert :
jeunes Ouled Naïl
L’exposition « Désir du Sud » ne cherche pas à retracer fidèlement l’historique des voyages gidiens, mais plutôt à refléter cet imaginaire du Sud, en associant aux textes d’André Gide les images de Rudolf Lehnert. Bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés, l’écrivain et le photographe partageaient la même vision.



Réalisées au début du XXe siècle en Tunisie, les photographies de Rudolf Lehnert étaient éditées sous forme de cartes postales coloriées et commercialisées avec son associé Landrock. Ces images d’une exceptionnelle qualité artistique sont l’évocation parfaite de la « terre de volupté » célébrée par Gide.
On y retrouve l’animation des souks, le regard amusé sur le petit peuple de Tunis et d’Alger, mais aussi la fascination pour le désert, les oasis paradisiaques, les jeunes filles de la tribu des Ouled Naïl, « peintes comme des idoles », et la beauté troublante des adolescents qui révélèrent à Gide sa sensualité.



Catalogue :
Désir du Sud. André Gide, Rudolf Lehnert et le Maghreb. 2004. Textes de Pierre Masson, Fatima Safi et Michel Mégnin. 16 p., 7 ill. couleur. Prix : 5 €.